Le Festival d'Aurillac et HorsLesMurs présentent

un chantier triennal prospectif et itinérant

Objectif 2032

Quels arts pour quelles rues ?

 

Dans 20 ans, que seront les arts de la rue devenus ? Toujours vivants ? Franchement morts ? Morts-vivants ?! Pour préparer le futur, pourquoi ne pas jouer le jeu de la (science) fiction ? Interroger nos héritages, mettre à distance notre présent, pour mieux inventer nos possibles?

En 2012, alors que les espaces de possibles rassemblements publics ne cessent de se resserrer, les arts de la rue vivent le risque de n'être qu'une décoration temporaire des fêtes de ville, plutôt qu'une réelle pratique artistique. Largement développés auprès des populations et dans les territoires, leurs moyens de production et de création restent modestes. Touchant toutes les disciplines du spectacle vivant, leur diversité fait aussi leur instabilité identitaire. Alors qu'un réseau de lieux de fabrique a vu le jour en France, l'infrastructure et l'hyperstructure des Arts de la rue continue de poser question...tandis que rythmes et conditions de travail des artistes et accompagnateurs s'accélèrent ou se détériorent dangereusement. Ces constats, qui touchent les Arts de la rue, renvoient plus largement à la place de l'art et à l'idée que nous nous faisons de la culture dans nos sociétés.

Le Festival d'Aurillac et HorsLesMurs vous convient à la construction d'une machine a explorer l'espace et temps entre août 2012 et août 2015. Trois années pour se donner des temps, et donc du temps, pour échanger, se perdre et se retrouver, et engendrer de la pensée active !

Sont invités à se confronter, à se reconnaître et à contribuer : artistes, citoyen-ne-s, chercheur-se-s, acteurs culturels et politiques de toutes sortes...Tous ceux qui pensent que l'art et la culture ont un rôle à jouer dans l'espace public !

Ce rafraîchissement souhaité de la réflexion et de l'action passera par l'approfondissement de certaines thématiques :

- les apports esthétiques souvent mésestimés des arts de la rue
- la position de l'artiste, créateur en porosité avec le monde économique et social
- la capacité des arts de la rue à être un instrument de résistance à la normalisation et à la privatisation des espaces publics européens

Pour entrer en interaction, nous porterons une attention toute particulière aux processus mêmes des échanges via : le jeu de l'anticipation, des petits groupes de travail, des forum ouverts à tous, des outils contributifs en ligne, des commandes de contributions, etc.

Rebrasser les cartes de la création et de l'éthique des arts de la rue, contourner les idées reçues et secouer les tabous, lutter contre l'entre-soi qui menace disciplines artistiques et corporations, révéler des désirs communs, penser un devenir collectif à l'échelle européenne...constituent les soubassements de ce chantier.

Mercredi 22 août de 14h à 17h au Gymnase de la Cour Jules Ferry 

Fondation du chantier triennal, suivi d'un atelier collectif avec François Deck via le protocole ]banques de questions & + si[

Le processus des ]banques de questions & + si[ propose une mise en discussions en suivant des protocoles spécifiques de questionnements, fondés sur la mutualisation des compétences et des incompétences.
Pourquoi recourir à la démultiplication des questions ? La question suspend le vrai du faux, elle favorise les hypothèses; les ensembles de questions génèrent de nouveaux problèmes...qui sont des ressources en puissance.
L'objectif de cet atelier : formuler et valider ensemble des interrogations que l'on aura envie d'explorer tout au long du chantier Objectif 2032, sur le devenir des arts dans l'espace public.

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