Lanternes, lumière sur la ville
©Collectif Les Poussières
ATELIERS DE FABRICATION
de lanternes en osier et papier, dans diverses structures de la ville et dans l’espace public. du 21 au 23 mai
du 23 au 27 juin
du 14 au 19 septembre
du 14 au 21 octobre
Ateliers ouverts à toutes et tous :
Le 23 mai matin au marché couvert de l’Hôtel de Ville
Le 23 mai après-midi au Jardin des Carmes (dans le cadre du Festival Le Ton est Donné)
LA GALERIE DES LANTERNES
Du 1er au 11 décembre à Aurillac – Ateliers de fabrication tous les jours (horaires à venir)
Du 1 er au 3 décembre aux Sismographe
Du 4 au 6 décembre à l’Espace Hélitas
Du 7 au 11 décembre aux Écuries et au Centre Pierre Mendès France
LA PARADE NOCTURNE
Le 12 décembre 2026
Le projet se conclut par une parade nocturne dans les rues de la ville d’Aurillac. Une déambulation poétique et musicale agrémentée de nombreuses interventions artistiques sur le parcours. Plus d’informations à venir.
Lanternes, lumière sur la Ville
La tête dans les nuages
un projet mené par ÉCLAT
avec le Collectif Les Poussières et le collectif noue
12 décembre 2026, Aurillac.
Des centaines de lumières portées à bout de bras.
Des formes bricolées, fragiles, qui tremblent, vacillent.
Et soudain, la rue s’embrase.
D’ici là, des semaines, des mois de gestes, de rencontres, d’ateliers.
Des mains qui tressent, scotchent, testent. Des discussions qui débordent.
Des rendez-vous, une commune entière qui va se laisser traverser par «La tête dans les nuages».
De mai à décembre 2026, le collectif Les Poussières va déployer le projet « Lanternes, lumière sur la
Ville » à l’échelle de la ville d’Aurillac.
Ce projet de territoire s’inscrit dans une démarche à la fois artistique et citoyenne impliquant à différentes échelles les habitant·es du territoire aurillacois mais également de nombreux partenaires locaux.
À travers des ateliers de fabrication de lanternes menés par le collectif Les Poussières (Aubervilliers), ce projet favorise la rencontre, le partage et la réappropriation de l’espace public.
En complément, ÉCLAT a fait le choix d’être accompagné·es par le collectif noue (Cantal) qui vient augmenter le projet par des propositions artistiques supplémentaires.
Les premiers ateliers de construction de lanternes auront lieu du 21 au 23 mai !
N’hésitez pas à venir nous rencontrer au marché couvert de l’hôtel de ville le samedi 23 matin et dans le cadre du Festival Le Ton est Donné (organisé par l’ADAPEI du Cantal) le 23 après-midi pour découvrir le projet.
Merci à tous nos partenaires du projet.
Fabriquer, circuler, se retrouver. Et voir ce que ça produit, quand les habitants décident, ensemble, de faire un pas de côté. Rencontre avec Elsa Kartouby, directrice artistique de cette compagnie basée à Aubervilliers, pour comprendre comment le feu va se propager.
Les Poussières organisent des parades de lanternes depuis 2012. Comment est née l’idée ?
Elsa Kartouby : Suite à une rencontre avec une asso anglaise qui développait ce type de projet. En découvrant Aubervilliers, iels nous ont dit : « Vous devriez tester les lanternes ici ». Il y avait pas mal de similitudes entre nos deux villes : un passé industriel, des communautés arrivées à différentes époques, une envie de créer du lien, la question de l’insécurité. Porter la lumière ensemble dans les rues, ça faisait sens.
Et ça a tout de suite fonctionné ?
Oui, plus qu’on ne l’aurait imaginé ! On était 250 la première année, on est 3 500 aujourd’hui. Je me souviens encore du moment où on a allumé les bougies la première fois, les regards des gens…
ça reste gravé. L’événement a grandi avec les habitant·es qui disaient : « On recommence l’année prochaine ? ». Ce sont elles·eux qui le font vivre.
Comment l’idée a-t-elle trouvé sa route jusqu’à Aurillac ?
ÉCLAT nous a contacté avec l’envie de construire un grand projet en parallèle du Festival, un projet qui serait pensé pour les habitant·es sur toute l’année. Le temps fort c’est la parade, mais avant il y a les ateliers, des projections, des événements portés par les partenaires.
Toute la ville est invitée à s’emparer de « La tête dans les nuages ».
Cette thématique, qu’est-ce qu’elle permet ?
Elle vient d’ÉCLAT. Nous, on l’utilise comme un prétexte : pour faire de la poésie, bien sûr, mais aussi parler du vivant, du climat, de ce qui se passe au-dessus de nos têtes. C’est une manière de relier les choses.
Concrètement, comment se passent les ateliers ?
Ils sont ouverts à tous·tes, sans prérequis. On arrive avec de l’osier
et du scotch, et très vite les gens entrent dans le faire. La matière est façonnée avec le corps, c’est instinctif, ça libère la parole. Et souvent, celles·eux qui disent « je ne fais pas » sont les dernier·ères à partir. Premières dates en mai ! Tout le monde peut également prendre part à l’encadrement de la parade, à l’organisation… L’idée, c’est que chacun·e trouve sa place.
Et le final ?
Une grande déambulation nocturne, à la lueur des lanternes. Un moment suspendu qui se termine autour d’un temps convivial – vu l’époque, ce sera sûrement soupe et vin chaud !